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Maroc: Drogues et Alcool dans les écoles

Maroc: Drogues et Alcool dans les écoles

Le nombre d’élèves du cycle secondaire s’adonnant à la consommation du tabac et l’alcool, ainsi qu’aux substances illicites au sein des établissements scolaires et en perpétuelle augmentation, selon une étude du ministère de la santé dans laquelle la gravité des chiffres exposés parle d’elle-même.

Selon les déclarations de la directrice de la Population au ministère de la Santé, Mme Gharbi Najat :

  • 15,5% des élèves des écoles marocaines âgés entre 13 à 15 ans sont des fumeurs réguliers,  
  • 8% des garçons et 3,5% des filles sont des consommateurs d’alcool
  • 3% consomment des produits stupéfiants au sein même de leurs établissements scolaires Face à ces chiffres, le Dr Gharbi reconnaît que le Maroc se trouve en face d’un «véritable problème».  

La moitié des élèves du secondaire ne faisant pas de sport et souffrant également de maux dentaires, tout en ajoutant à cela des comportements anormaux chez le 14% des adolescents souffrant de troubles psychologiques ou nerveux, nous laisse présumer que notre jeunesse va mal, voire très mal.  

L’origine de cette alarmante situation se centrerait dans les situations sociales (séparation ou instabilité au sein de la famille, absence de dialogue, surmenage), économiques et psychologiques.   L’hôpital psychiatrique universitaire Arrazi et le ministère de l’éducation nationale ont organisé en décembre 2010 une enquête intitulée «L’usage des drogues en milieu scolaire marocain» qui conclut en juin 2011. Cette étude évaluait la prévalence de la consommation de drogues et alcool dans les écoles chez la jeunesse marocaine, en particulier les élèves âgés de 15 à 17 ans sur un total de 6.000 élèves, se déroulant dans 14 académies de 34 villes.

1) Le tabac - Plus de la moitié des élèves de 15-17 ans (51.25%) ayant fumé des cigarettes durant les 30  derniers jours ont pris moins d’une cigarette par jour  - 17 % fument plus de 5 cigarettes par jour

2) L’alcool - 10% des 630 élèves interrogés déclarent avoir pris au moins une fois de l’alcool, la prévalence étant de  - 2,5 % ayant consommé de l’alcool durant les 30 derniers jours, constituant un total de 112 élèves, soit 4,5% des garçons et 0,8% des filles

3) Le cannabis - 9,2% des élèves interrogés ont déclaré avoir pris du Cannabis à un moment  ou un autre sans y revenir - 6,2% des élèves ont consommé du cannabis occasionnellement durant 12 mois - 4,1% de l’échantillon total l’ont consommé plus régulièrement

4) Les psychotropes hors prescription médicale - 23% des élèves dont l’age oscille entre 15-17 ans admet avoir consommé des psychotropes durant les 30 derniers jours

5) La Cocaïne - 1,5% des élèves interrogés ont déclaré avoir consommé de la cocaïne durant un moment de leur vie - La prévalence durant les 12 derniers mois est de 0,9% tandis qu’elle est de 0,6% durant les 30 derniers jours - Plus de 30% des élèves entre 15-17 ans déclarent qu’ils sont de consommateurs récents de cocaïne, l’ayant prise pendant plus de 5 jours - 48% ne l’ont utilisée qu’un seul jour Le tabac est de loin la substance la plus consommée chez les jeunes, suivi de l’alcool, puis du cannabis chez les garçons et finalement les psychotropes chez les filles.    

Les élèves sondés déclarent dans 32,3% des cas qu’ils achètent les drogues à l’intérieur des établissements scolaires, et 56,6% rapportent que cela se fait dans les entourages de l’établissement : 55,1% au niveau des cafés et salles de jeux à proximité du lycée, 65% des sondés rapportent que les fournisseurs de drogues et alcool dans les écoles sont des élèves, et 9,1% des élèves déclarent que les fournisseurs de drogues font partie du personnel de l’établissement.    D’autres fournisseurs, tels que dealers, gardiens à proximité des établissements et anciens élèves ont été cités dans 26,5% des cas.  

L’existence d’une relation «statistiquement significative entre l’usage de substances et l’absentéisme de l’établissement scolaire, la note inférieure à la moyenne, les nuits passées hors du domicile...» sont aussi des points à prendre en compte. Appel aux parents et aux responsables Etant personnellement issu de la génération des années 80, je ne peux que me lamenter sur la gravité de ces chiffres çà chaque fois que je fais la comparaison entre cette génération et les antérieures, restant de marbre devant la facilité déconcertante d’accès à ce genre de substances, de l’irresponsabilité du corps enseignant et de l’insouciance de certains (voire plusieurs) parents.  

Le corps enseignant, dans la globalité de son «hiérarchie» est au courant de tout ce qui se passe dans les environs des établissements scolaires, les parents étant les seuls de continuer à croire que leurs enfants sont entre de «bonnes mains».  

Le ministère de l’éducation nationale est également au courant aussi, ainsi que tous les départements de direction, de délégation et de gestion des établissements scolaires, mais malheureusement personne ne pointe le fléau du doigt.  

Un enfant ou un adolescent qui se drogue, c’est la preuve d’une grave défaillance au sein de la famille Un suivi de l’élève s’impose, tout en ayant conscience du fait que l’entourage est beaucoup plus hostile qu’accueillant, et que l’enfant n’est que le reflet de l’éducation de ses parents, et je précise sur ce point car les réactions de certains parents envers un enfant à problèmes est inacceptable et inconsciente.  

Ne pouvant nullement admettre que leur enfants seraient bel et bien capables de trahir leur confiance, les parents préfèrent faire semblant et continuer avec leurs préoccupations journalières, ignorant que la principale préoccupation dans ce cas, c’est leur descendance directe.   Malheureusement, les chiffres ont des voix et elle se fait entendre : Le Maroc souffre d’un grave problème de communication entre les parents et les enfants, et nous devons prendre conscience que nous sommes les seuls capables de traiter le problème de façon effective et directe. Même quand les preuves sont palpables et irréfutables, ils refusent de croire que leurs enfants se droguent en s’appuyant sur une idée à la logique discutable : «Je connais mon fils, il ne peut pas faire ça à sa famille».  

Sur ce, je m’adresse directement aux parents d’élèves en leur faisant comprendre que si ces numéros sont alarmants, c’est parce que nous y sommes tous pour quelque chose. L'école de sa part devrait pouvoir assumer pleinement ses obligations, mais nous remarquons, par le biais de ces chiffres, que ce n’est pas du tout le cas, ce qui fait que nous, les moyens d’information, et les parents, devons prendre la relève.  

Nous sommes là, bien présents, avec l’espoir que nous ne sommes pas seuls et qu’on sera épaulés dans cette tâche sociale et humaine qui nous revient par droit. 

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