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L’Europe passera-t-elle le test des réfugiés ?

Récemment, nous avons vu les images tragiques en provenance de Macédoine des réfugiés essayant de traverser la frontière. Des milliers de personnes pauvres massées sur la frontière n’ont peut-être jamais imaginé qu'ils feraient face à la violence de la police macédonienne ou à des fils barbelés destinés à les empêcher de traverser. Ces personnes ont fui les pays où les guerres ont lieu et sont partis vers la Grèce pour des voyages de la mort sur es bateaux gonflables. Les mots roulent facilement sur a langue, mais plus de 2000 migrants ont trouvé la mort sur a Méditerranée, qui est la scène principale de cette activité. Au moment où ils se réjouissaient de l’avoir passée, ces réfugiés qui ont réussi à surmonter le voyage de la mort ne s’attendaient pas à être accueilli de cette manière par un pays de l'UE.

Nous parlons des réfugiés syriens, érythréens, somaliens, irakiens et afghans qui se sont dirigés vers l'Allemagne pour assurer leur vie. Ils ont quitté leur pays, non pour une vie meilleure ou en raison de la pauvreté, mais pour survivre. Les mots d'un jeune réfugié de la ville frontalière macédonienne de Gevgelija clarifie la situation: "Tout pays est meilleur que mon pays. Dans mon pays, il y a la guerre et les tueries." Risquer la mort pour échapper à la mort est un grand signe de désespoir, mais il est triste à dire que peu de personnes vivant dans le confort peuvent réaliser cela.

L'Europe est actuellement testée sur ce sujet. Bien que les voix de bonne conscience s’élèvent et que la grande majorité des peuples européens se précipitent pour aider les réfugiés, certains dirigeants européens semblent toujours ne pas avoir réalisé que les “réfugiés” ne sont pas un problème, mais une obligation. L'échec de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne à se mettre d'accord sur une solution et le rejet par les pays européens des solutions proposées de Bruxelles ont rendu la situation bien pire. Chaque pays de l'UE est déterminé à n’autoriser qu’un nombre limité de réfugiés. Le quota proposé par l'UE a suggéré que les 28 pays membres recevraient un nombre de réfugiés sur la base de leurs propres économies et de leurs populations. Cependant, cela a été abandonné en raison des pays contestant les chiffres. Alors que la Hongrie a construit un mur géant pour empêcher les migrants d’entrer dans le pays, d'autres pays, comme la Slovaquie et la République tchèque, ont à nouveau révélé l'ampleur terrifiante de la crise européenne des réfugiés en annonçant qu'ils ne prendront qu’un nombre limité de migrants “chrétiens”. Bien que la Slovaquie s’est depuis rétractée, les mots du Premier ministre slovaque Roberto Fico, qui a rejeté la demande de l'UE d'accepter 1100 migrants, sont pitoyables: “J’ai juste une question. Qui a bombardé la Libye et a causé des problèmes en Afrique du Nord ? La Slovaquie ? Non."

Ce sont les États-Unis qui ont commencé la guerre en Afghanistan et c’est Assad qui a commencé la guerre en Syrie. Pourtant, ni le Pakistan, ni la Turquie, ni le Liban ou la Jordanie n’a jamais demandé qui avait commencé la guerre quand ils ont accepté près de 6 millions de réfugiés. Ces pays étaient conscients qu'ils faisaient face à une crise humanitaire. La Turquie est actuellement le pays qui a admis la plupart des réfugiés dans le monde. Ce flux de réfugiés, 1,6 million selon les chiffres officiels ou 2,5 millions officieusement, est sans aucun doute un problème pour la Turquie, dont les revenus sont très inférieurs à ceux des pays européens. Pourtant, la Turquie n'a jamais fait sentir ce problème à qui que ce soit. Personne n'a jamais pensé à la grande responsabilité assumée par la Turquie lorsqu’elle a dépensé 6 milliards $ de son propre budget pour es réfugiés et a accepté 350.000 réfugiés par jour dans le pays au cours de l'assaut sur obane. Cependant, tout le tollé en Europe se fait partout pour seulement 107.000 réfugiés qui sont dans la région depuis Juillet. Les vingt-huit pays dont certains ont les économies les plus importantes du monde refusent d'assumer la responsabilité de s’occuper de 107.000 personnes.

Les lecteurs se souviendront que ce conflit avait également éclaté au cours des derniers mois sur la dispersion de seulement 40.000 migrants, et aucun résultat n'avait été obtenu. Le Président de Groupe du Parlement européen Gianni Pittella a affirmé ceci sur le sujet:

"Le fait que les Etats membres ont échoué à parvenir à un accord sur la réinstallation de seulement 40.000 réfugiés après cinq mois est ridicule... Alors que certains États membres de l'UE se chamaillent sur 'opportunité de prendre 250 ou 500 réfugiés, la Turquie, le Liban et la Jordanie ont repris 3,5 millions de réfugiés. Cela est à la fois un témoignage de l'humanité et de la solidarité de ces pays et un acte d'accusation de l'absence de cela de l'Europe. Comment pouvons-nous encore prétendre au leadership humanitaire dans le monde face à ces chiffres?"

Le Premier ministre italien Matteo Renzi a réagi d'une manière similaire: “Si vous n'êtes pas d'accord avec le chiffre de 40.000 demandeurs d'asile vous ne méritez pas de vous appeler Européens. Si ceci est votre idée de l'Europe, vous pouvez la garder. Soit il y a la solidarité ou soit ne nous faites pas perdre notre temps”

La peur de l'Europe que le flux de réfugiés dans le monde puisse également aboutir à l’entrée de terroristes est certes compréhensible. Pourtant, il y a une solution à ce problème; il serait assez facile d'établir l'identité et l’installation des réfugiés. Cependant, oublier que ces pauvres gens qui ont fui leur propre pays sont des êtres humains et les considérer comme un fardeau, tout en exigeant que les autres acceptent 'une plus grande part de ce fardeau', peut se transformer en une terrible tragédie qui pourrait à tout moment altérer leurs propres sociétés européennes. L'Europe peut seulement parvenir à une véritable civilisation que lorsqu’elle considérera les réfugiés qui fuient la mort comme des invités de Dieu et qu’elle voit le sujet non comme un problème, mais comme une occasion de contribuer à l'humanité. La belle Europe, avec son peuple agréable, sa démocratie et sa culture, devrait être une union de liberté et de civilisation qui place l’humanité par-dessus tout au lieu d'une union d'une élite axée sur l'enrichissement. Le principal moyen de parvenir à cela est l’abandon de la mentalité primitive qui classifie les gens sur la base de leur race, de leur religion ou de leur mode de vie. L'une des pires erreurs historiques de l'Europe a été provoquée par cet état 'esprit et le temps est maintenant venu de faire amende honorable.

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