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La France est-elle le zombie caché de l'Europe?

Bien qu'elle soit encore en dehors de l’attention des médias et des investisseurs puisque sa prime de risque relative aux obligations allemandes reste relativement faible, tout en laissant de côté les PIIGS, la France est en faite le zombie réel de l’Europe, avec une économie qui perd en compétitivité plutôt rapidement dans la même mesure que l’état grandissait tout en essayant d’atteindre tous les recoins de l'économie et de protéger ses citoyens avec le manteau du bien-être. Voici quelques détails qui confirment en fait qu’elle est le Zombie de l’Europe et qu’elle va droit au précipice.

France, voici les froides données d'une catastrophe annoncée:

Deuxième plus grande économie de la zone euro, avec un PIB de 2 billions d’Euros.


En 1999, la France vendait 7% des exportations mondiales. Aujourd'hui elle ne vend que le 3% et le nombre continue de se détériorer.


En 2005, la balance commerciale de la France était positive en un +0,5% du PIB alors qu’aujourd'hui elle est négative de -2,7% du PIB, ce qui signifie que les Importations dépassent de loin les exportations. L'économie française est de moins en moins compétitive, par exemple dans les voitures et l'équipement de machines ses ventes en Chine sont 7 fois inférieures au volume annuel des ventes de ces produits en provenance d'Allemagne.

Les coûts de main-d'œuvre élevés, qui combinent des salaires élevés, une flexibilité limitée lors des licenciements et des impôts élevés. Les travailleurs français sont ceux avec le moins d’heures de travail dans les pays développés et 86% des contrats sont fixes. 42 de chaque 100 euros du coût salarial d'une entreprise sont des charges ou des impôts sociaux, alors qu’en Allemagne ils sont de 34/100€ et 26/100 au Royaume-Uni.

Depuis 2005, les coûts unitaires du travail en France n’ont fait qu’augmenter, ainsi les coûts pour produire une voiture en France ont augmenté de 17%, en Allemagne de 10%, en Espagne de 5,8% et de 2% en Irlande. En France, un travailleur gagne en moyenne 35,3 Euros par heure travaillée, en Italie, la moyenne est de 25.8 € et 22 € au Royaume-Uni et en Espagne.

Les résultats les plus immédiats:

Les résultats des sociétés françaises sont tombés à des niveaux de 6,5% du PIB, un niveau qui les situe à 60% de la moyenne européenne. La raison est simple, les exportations françaises ont perdu des parts de marché et le seul moyen pour les entreprises de survivre est de baisser les marges. Bien que moins de marges signifient moins d'argent à investir dans de nouvelles installations ou de technologies. Ainsi, les coûts des entreprises françaises ont diminué de 50% au cours des quatre dernières années.

Le comble :

le gouvernement d’Hollande a décidé que l'État doit sucer davantage des entreprises et a limité une partie des déductions fiscales dont elles disposaient. Le résultat sera moins de profits et moins d'investissements.

Dans ce contexte, il semble compliqué que la croissance économique touche la France dans les prochaines années. En 2012, le PIB français a progressé d'un maigre 0,2%, l'augmentation moyenne du PIB français au cours des 3 dernières années a été de +1,2%, en Allemagne de 2,7%. Aujourd'hui, on attend que la France entre en récession technique. Le chômage est à des niveaux record depuis 14 ans à un taux de 10,9% contre un taux allemand de 6,7% et on s'attend à ce que la dette publique au PIB atteigne plus de 97% cette année, supérieure à la dette publique espagnole.

Actuellement, l'économie française, c’est l'Etat français

Ses dépenses représentent le 57% du PIB du pays. Au cours des huit dernières années, le PIB de la France a augmenté d'un triste 7,3% (inflation corrigée). Toute la croissance est attribuable à l'augmentation des dépenses publiques et non pas du développement de l'économie privée.

Et avec tout ça, l’Etat français refuse de cesser de croître. En 2011 et 2012, il a présenté un déficit de 5% du PIB, un niveau qui va probablement se répéter cette année.  

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