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Double identité, double vie de la femme musulmane

La femme musulmane est elle écrasée par le système ? L’idéologie qui a pour nom " islamisme politique " s’attaque prioritairement aux femmes, et il faut le rappeler aux femmes musulmanes. En Afghanistan, en Algérie, au Nigeria, en Iran, ce sont des femmes musulmanes qui ont été assassinées, torturées, lapidées. Cette idéologie a contaminé la France. Bien sûr, elle n’a pas le visage de la barbarie qu’on lui connaît dans ces pays, mais des milliers de femmes immigrées ou issues de l’immigration sont victimes d’une double discrimination : victimes du racisme, d’une part, et de cette idéologie patriarcale et obscurantiste, d’autre part. Dans le domaine du statut personnel qui régit les relations personnelles (mariage, divorce), les femmes qui vivent en France se voient appliquer par des tribunaux français des législations de leurs pays d’origine. De plus en plus de femmes se retrouvent répudiées au pays d’origine, par le mari qui prononce la formule trois fois (comme le veut la charia) ; ce dernier n’a plus qu’à la faire valider par exequatur en France pour que la femme se retrouve répudiée selon le droit musulman, et surtout spoliée de tous ses droits, en matière de logement, d’autorité parentale, voire de garde d’enfants ; cela ne date pas d’aujourd’hui.

Bien que la loi proclame que les femmes et les hommes ont l’égalité des droits, les faits et agissements quotidiens démontrent qu’entre loi et réalité des droits des femmes, il existe une différence immense. Les problèmes des influences religieuses, particulièrement dans les sociétés islamiques, n’ont pas été résolus. On peut même se dire que le système écrase la femme musulmane à cause d’arrangements politiques entre l’occident, qui pourrait les protéger, et les pays musulmans.

Bien qu’il y ait une journée dédiée à la femme…

Au fil des années, des conférences, des manifestations et des commémorations de toutes sortes se sont tenues pour réfléchir sur les progrès accomplis. Il est maintenant temps de réclamer ce qui n’a pas été fait. La journée internationale de la Femme devrait être l’occasion de rassembler enfin les efforts efficacement contre l’islamo misogynie, qui demeure le principal obstacle à la réalisation des droits des femmes. La promotion de l’égalité des sexes est non seulement de la responsabilité des femmes, mais une responsabilité sociale de toutes les personnes démocrates. C’est non seulement un indicateur de croissance nationale sociale et économique, mais un facteur du développement normal pour tous les individus. La séparation des sexes crée des anéantissements, perversités et agressivité avec l’obéissance aveugle qui caractérise les sociétés opprimées.

Ce qui a pour conséquences des relations hommes-femmes assez complexent…

À cause d’interprétations différentes, d’un pays musulmans à un autre des sources religieuses, les relations et les rapports hommes femmes sont non seulement assez complexe mais aussi assez mouvant. De ce fait, le statut des femmes est soumis à une grande variété d’un pays musulman à un autre, bien que la charia définit de profondes différences entre le rôle, les droits et les obligations des hommes et des femmes en islam, notamment en ce qui concerne le régime des mariages et des divorces, le code vestimentaire, ou encore le statut légal, les droits civiques et l'accès à l'éducation des femmes. Néanmoins on peut trouver des pays musulman qui ont déjà eu des chefs d'État ou de gouvernements féminins : Benazir Bhutto au Pakistan, Mame Madior Boye au Sénégal, Tansu Çiller en Turquie, Kaqusha Jashari au Kosovo, Megawati Sukarnoputri en Indonésie, ainsi que Khaleda Zia et Sheikh Hasina au Bangladesh.

Une femme libre de ses choix…

Malgré cette image draconienne d’une femme musulmane oppressée, on voit chaque jour des femmes faire le choix de se convertir à l’islam, de porter le voile voir le niqab, et d’intégrer une communauté musulmane victime d’une mauvaise publicité. On peut prendre l’exemple de Tayyibah Taylor, convertie à l’islam dans sa jeunesse, qui a placé la religion au centre de sa vie. Femme d’affaire et représentante de l’agence "ONU Femmes", elle considère que l’islam libère les femmes en donnant un but à leur vie… Et des arguments pour se défendre de l’emprise masculine. Lucie Marguerite Felicity Taylor est née aux Caraïbes dans une famille chrétienne. Avide de connaissances, en perpétuelle recherche spirituelle, elle fréquente l’université d’études arabiques et islamiques à Djeddah (Arabie Saoudite). Elle se convertit à l’islam et adopte le prénom de Tayyibah. Pour l’anecdote, celui qui la guide dans l’apprentissage de sa nouvelle religion et lui donne son prénom musulman sera son troisième mari 37 ans plus tard. Cette mère de cinq enfants a lancé il y a 10 ans aux Etats-Unis le magazine Azizah, "fenêtre ouverte sur le monde pour la femme musulmane". Le magazine présente les parcours de femmes musulmanes ayant réussi, épanouies dans leur vie et leur religion. Tayyibah Taylor, aujourd'hui représentante de l’agence "ONU Femmes" se bat pour les droits des femmes dans le monde. Elle s’engage dans de nombreuses actions pour la paix et prône le dialogue interreligieux.

Dans son interview, Tayyibah Taylor, explique que l’islam lui a apporté la maîtrise de soi, ce qui est la première liberté

Pour Tayyibah Taylor, beaucoup pensent qu’une personne qui s’adonne continuellement aux plaisirs sensuels est un modèle de liberté. Ces personnes peuvent être esclaves d’opinions, de tendances ou de leurs bas désirs. Toutes les religions sont censées apporter la paix, le bonheur et l’équilibre personnel. L’islam a les outils qui conviennent. C’est une recette de paix spirituelle et de contrôle de soi. De cette combinaison résulte une femme émancipée.

Selon elle, La religion libère les femmes en donnant un but à leur existence. L’islam déclare que rien ni personne à part le Créateur ne vaut la peine d’être vénéré. Adopter la pratique d’une religion dans sa vie quotidienne équivaut aussi à trouver un mode de vie valorisan t ; en plaçant la religion au centre de leur vie, les femmes ne se laissent plus abuser, car elles ont aussi une meilleure perception de ce qui est juste, faux ou mauvais. C’est la culture et les traditions qui rendent les femmes prisonnières. Dans de nombreux pays à majorité musulmane, la misogynie s’est infiltrée dans la théorie et dans la pratique de l’islam jusqu’à passer pour son produit. Certains musulmans sont convaincus qu’il n’y pas de différence, car ils sont incapables de distinguer les dénaturations culturelles. Ajoutez à cela le fait que les hommes ont été les principaux interprètes de la source primaire de la religion, vous comprendrez pourquoi l’asymétrie hommes-femmes est si profonde. Lorsque les femmes accèdent à l’éducation, elles ont une meilleure connaissance du Coran et des lois islamiques garantissant leurs droits.

Pour Tayyibah Taylor, on peut parler de femme libre musulmane libre tant que le choix de porter le voile le niqab… a été fait de manière volontaire. Dans chaque religion, de tout temps, les femmes ont choisi de mettre des distances entre elles et le monde pour des raisons spirituelles. Si une femme choisit de le faire d’une manière qui n’est pas la nôtre, qui sommes-nous pour dire qu’elle a tort? Devrions-nous dire aux nonnes bouddhistes de faire pousser leurs cheveux? Devrions-nous dire aux femmes juives-orthodoxes d’enlever leurs perruques? Devrions-nous dire aux nonnes catholiques d’enlever leur tunique? Mais, si c’est imposé par un homme, la société ou une communauté, alors il y a un problème. Pour moi, un pays occidental qui interdit à une femme de se couvrir est pareil qu’un pays à majorité musulmane qui ordonne à une femme de se couvrir. Les deux dictent une conduite à tenir, alors que le choix devrait exister. Il s’agit d’un choix qui détermine la vie d’une personne et exprime ses croyances. Si un pays est un pays libre, on devrait pouvoir s’habiller selon ses propres choix. Aux Etats-Unis, nous avons un système bâti sur la liberté de religion. Dans certains pays européens, il est construit sur le concept de se libérer de la religion. La femme qui porte le foulard est perçue en général comme arriérée, démodée et ignorante. La femme "non couverte" est assimilée au monde moderne. Je pense que les gens en Asie sont mieux informés sur le hijab (foulard islamique) et ne le perçoivent pas comme une intrusion dans leur espace public.

La plupart des gens ont comme seule représentation de l’islam les informations véhiculées par les médias. S’ils n’ont pas de connaissance susceptible de filtrer l’information, ils confondent traditions culturelles et religion. Beaucoup ne discernent pas où l’une s’arrête et où l’autre commence. L’image transmise par les médias est le plus souvent négative. Les femmes musulmanes sont habituellement décrites en tant que victimes des hommes, ou victimes de la religion ou victimes de circonstances négatives. On a envie de plaindre ces femmes, pas de chanter leurs louanges. Une autre image populaire est celle de la terroriste - quelqu’un que l’on doit craindre, ne pas suivre. Vous voyez très rarement des images de femmes musulmanes admirables qu’on aimerait imiter.

Alors lorsque l’on oppose ces deux visions de la femme musulmane d’aujourd’hui, on réalise qu’un gouffre s’est installé entre la communauté féminine musulmane et la société. On peut se demander si les médias, guidés par une politique d’intérêts, ne sont pas à l’origine de ce trouble ? Surtout et le plus important, selon moi,  est ce que cette « Bad pub », tournée au tour de l’islam, n’a t elle pas pour but d’éloigner les gens de cette religion ? Serait ce une façon de décrédibiliser une religion qui commence à prendre de l’ampleur ? Le monde occidental a t il peur de l’islam ?

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