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Algérie, coloniale ou colonelisée?

L’Algérie fut indépendante grâce au sacrifice d’hommes et de femmes qui désiraient vivre leurs existences en dignité et en liberté loin de la misère humiliante dans laquelle les faisait vivre la France coloniale. Cinquante années sont passées, la France coloniale est toujours en débat mais l’Algérie colonelisée par un pouvoir militaire aux mains de fer s’octroyant la richesse totale de ce grand et riche pays, comme  les colons le faisaient du temps de la colonie française, on n’en dit strictement rien. Silence. Certes il n’y a plus de Mouloud Feraoun, fils de pauvre comme nombre d’algériens et de pieds-noirs comme Albert Camus, éduqués tous deux grâce à des bourses de l’État français par les institutions des maîtres coloniaux pour clamer haut et fort avec beaucoup d’autres que l’Algérie appartient aux algériens, aux seuls algériens.

La faillite de la liberté en Algérie 50 années après son indépendance.

On ne parle pas des intellectuels ou des simples algériens qui suivirent leurs maîtres en France pour un avenir meilleur, quel paradoxe…l’humiliation possède des secrets infinis dans son expression. Il faudrait dans cette question de la faillite de la liberté en Algérie parler des algériens vivant en Algérie actuelle comme le grand écrivain Boualem Sansal qui, avec d’autres et au risque et péril de de sa liberté et de sa vie, a continué le même combat que ses pères et mères contre la misère, l’humiliation et le manque de libertés. Ces hommes-là et ces  femmes-là vivent toujours en terre algérienne. Ils portent le flambeau glorieux des anciens combattants algériens.

Le plus humiliant pour les algériens, c’est de voir quelques pseudos intellectuels français d’origine algérienne (carte de séjour ou passeport français en main) se pencher vers l’histoire de l’Algérie coloniale, avec son Camus ou non dans la poche, mais jamais contre l’Algérie colonelisée… L’algérien d’aujourd’hui ne reçoit aucun regard ni aucune aide de leurs parts… sans doute que ce grand peuple n’est pas digne d’eux, de leur ''intelligence''. Ces intellectuels les regardent comme le faisaient jadis les colons français du temps de la colonie, de haut ni plus ni moins surtout et désormais de loin... du côté de la France. Ces pseudos intellectuels sont trop occupés à méditer sur la France coloniale non à se battre contre l’Algérie colonelisée. Et pourtant...

Il n’y a pas l’ombre d’un printemps arabe chez ce peuple valeureux, c’est dire que la tête est bien tenue baissée à terre sous la botte non de l’armée française ni de l’OAS cette fois-ci… comme du temps de l’Algérie française mais celle de l’armée algérienne.

L’Algérie  possède un peuple abandonné par ses élites qui elles préfèrent chercher gloire en faisant des conférences sur l’Algérie coloniale ou des livres sur Camus ou aller vivre en Louisiane américaine et de temps à autre en France comme Assia Djebar elle aussi éduquée par la France…Cela dit quelque chose qu'il nous faudrait entendre. Si j’étais un misérable algérien vivant en Algérie d'aujourd'hui, je me poserai la question à savoir pourquoi nous sommes tous si abandonnés dans notre malheur qui dure et dure et dure…obligés à partir chez nos anciens maîtres ou aillieurs alors que nous nous sommes battus pour notre liberté.

L’arabe, l’indigène de Camus, n’est pas mort…il est là encore à être tué chaque jour et chaque nuit par le pouvoir militaire algérien, des Meursault en puissance en chair et en os,  qui s’accapare la richesse de son pays tout en le laissant dans sa misère crasse, dans l’humiliation la plus inacceptable mais aussi par l’abandon des ‘’élites’’ qui font la manche outre-méditerranée.

Le mythe de l'Algérie riche, c'est fini

Tous ceux qui ne connaissent pas l’Algérie en ont toujours eu une image très largement véhiculée par les médias. Celle d’un pays riche et aux volumineuses caisses d’argent. Un pays sans detes. Un pays d’une manne provenant tout droit de ses ressources halieutiques et minières, de ses gisements de diamants et surtout de pétrole.

Pourtant, voilà que se mythe est en train de s’effondrer tel un château de cartes. Selon des chiffres récemment fournis par le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes, la balance commerciale de l’Algérie a chuté à moins de 9 milliards de dollars, pour les huit premiers mois de 2013, contre plus de 16 milliards l’année dernière. A cela s’ajoute une chute drastique des exportations des hydrocarbures. En gros, le pétrole algérien se vend moins bien explique Slate Afrique.

Tout ceci fait dire au site d’information Algérie Focus que le pays d’Abdelaziz Bouteflika vit au-dessus de ses moyens. Surtout parce qu’il ne produit rien ou presque rien. Le site craint qu’à terme, l’Algérie ne soit obligée de puiser dans ses réserves  pour payer la note des importations.

«Une facture qui englobe tout et n’importe quoi, car l’Algérie consomme tout et fait l’extraordinaire effort de ne rien produire. Même la mayonnaise, l’Algérie a été contrainte de l’importer. La main-d’œuvre aussi», tance Algérie Focus.

Le site d’information y voit l’illustration d’une mauvaise gouvernance, dont les symptômes sont «la fainéantise, la corruption des mœurs, la paresse collective (...), un esprit rentier qui a transformé le pays en cafeteria géante où tout le monde consomme sans rien payer». Enfin, les Algériens font l'expérience du déficit et se rendent compte qu'ils vivent au-dessus de leurs moyens. Mais la question importante c’est ou c’est partie toutes ces fortunes algériennes ?

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